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  • Réflexions sur l'incarnation PAR SERGE NAZARE

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    Réflexions sur l'incarnation


    Je me souviens du moment où mes amis, les Instructeurs Cosmiques, m’ont fait
    vivre la désincarnation et la réincarnation au niveau de ma propre conscience.
    Le but était de vivre ces instants afin que je puisse, par l'expérience, en parler à
    autrui.
    Lorsque j’ai vécu le passage de ma conscience incarnée au-delà de mon corps,
    j’ai ressenti comme une immense libération. Tout à coup je n’étais plus engoncé
    dans un corps matériel, lourd, peu mobile, souffrant de nombreuses limitations.
    C’est comme si j’avais marché longtemps avec des chaussures trop petites pour
    ma pointure et que, tout à coup je les enlevais pour continuer pieds nus. Il n’y
    avait plus de problèmes, l’univers m’apparaissait dans toute sa splendeur et son
    infinité.
    Si les gens se rendaient compte que ce qu’ils appellent "la mort" n'est, pour la
    plupart, qu'un simple passage vers une autre partie de vie beaucoup plus ample,
    plus équilibrée, plus harmonieuse, et plus du tout stressante, ils ne
    s'accrocheraient pas à l'incarnation, comme ils le font souvent, lorsque le
    moment est venu de la transition. Ils pourraient être sereins en terminant la
    phase d'apprentissage actuelle, et être joyeux même de retourner pour un temps
    "à la maison", en vacances!
    Par contre, lorsque j'ai vécu le principe de l'incarnation dans un corps matériel, il
    n'en pas été de même. L'impression était l'inverse. En partant de la liberté de
    mouvement, en quittant l'allègement, la douceur des plans subtils, la beauté des
    vibrations, j'ai eu la sensation d'être projeté dans un tunnel sombre, pesant,
    poisseux, trop étroit, de vibration lourde, ralentie, pour arriver dans un corps très
    limité, presqu'étouffant.
    Heureusement que nous oublions ce nous quittons, pour le temps d'une nouvelle
    période d'apprentissage, sinon nous ne pourrions pas nous équilibrer dans la
    nouvelle incarnation. De même que si nous ne nous souvenons pas de nos vies
    antérieures (pour un bonne part tout au moins) c'est pour ne pas être traumatisé
    par certaines de nos actions, de certains comportements, qui n'étaient pas dans
    l'alignement des Lois Universelles. Entre temps nous avons appris et compris
    certaines choses et ces souvenirs deviennent nuls et non avenus.
    Lorsque nous faisons une connexion avec le passé, cela devient dans un but de
    compréhension de certaines choses utiles à notre évolution présente.
    Combien de fois n'avons-nous pas fait ce voyage d'aller-retour de l'incarnation
    vers les plans subtils? Pourquoi la plupart des gens n'en ont pas encore
    conscience? Pourquoi gardent-t-ils des peurs, des craintes? Pourquoi encore
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    beaucoup pensent qu'il n'existe plus rien au-delà, ou pensent que cela se passe
    d'une manière différente à travers des croyances religieuses?
    C'est parce que, au fil des incarnations dans la matière, à travers les difficultés
    inhérentes à ce plan, et à travers leur libre-arbitre, ils ont coupé le lien qu'ils
    avaient auparavant avec la Lumière Universelle d'où ils sont issus. Ces êtres ne
    sont plus alimentés correctement par les vibrations de base de l'Univers, dont
    l'Amour Universel est une des principales composantes. Etant coupés de la
    Source, ils se sentent seuls, abandonnés parfois, malheureux souvent. Ces
    consciences doivent comprendre qu'il leur est proposé de renouer ce lien coupé
    pour à nouveau être alimentés convenablement par la Lumière Universelle, et
    poursuivre leur évolution plus sereinement. Beaucoup d'êtres se sentent étouffés
    ici car il leur manque l'oxygène nécessaire à une bonne respiration, mais ils ont
    toujours devant eux l'embout de la bouteille d'oxygène, mais ils ne la voient pas.
    Mauvaise respiration, mauvaise vue, et d'autres restrictions encore les
    empêchent de vivre pleinement, en conscience, la phase de développement qu'ils
    ont désiré vivre pour leur réalisation.
    L'univers ne nous demande pas d'évoluer pauvres, malades et seuls. Si nous le
    vivons, c'est que nous n'avons pas encore réussis à intégrer en nous-mêmes, les
    véritables valeurs de la vie qui se veut Abondance.
    Serge-Reiver Nazare
    Septembre 2012