Ok

By continuing your visit to this site, you accept the use of cookies. These ensure the smooth running of our services. Learn more.

NDE E.M.I VIE APRES LA MORT - Page 11

  • Le Passage dans le Tunnel

    1234385_541329212589217_1747877983_n.jpg

    Le Passage dans le Tunnel

    Nous aimerions vous parler de ce que vous appelez la mort et que nous appelons la vie. Nous n’en avons pas parlé depuis longtemps, et nous le jugeons maintenant nécessaire pour vous donner davantage d’explications, pour que vous compreniez beaucoup mieux le processus du passage.

    Tout le monde a entendu parler du tunnel et de la lumière au bout du tunnel. Ce n’est pas toujours ainsi que cela se passe.

    Le passage dans le tunnel peut être fulgurant ou relativement long en fonction des âmes et leur évolution, et surtout en raison de leur attachement très profond à la troisième dimension et aux êtres du plan de la Terre qu’elles ont quittés.

    Certains êtres sont très attachés à leurs biens matériels, à tous ceux qu’ils ont aimés (l’Amour les relie pourtant pour l’éternité) ; leur tristesse est profonde et ils ne veulent pas quitter le plan de la Terre, même s’ils n’ont plus de corps. Ils sont dans ce tunnel mais n’avancent pas ; au bout, ils voient la lumière mais sont beaucoup plus attirés par la lumière très faible du plan de la Terre qu’ils viennent de quitter. Ils sont donc un peu perdus et souvent malheureux.

    C’est pour cette raison que dans les religions, dans les traditions, il a souvent été demandé de prier pour les âmes en partance afin qu’elles puissent aller le plus rapidement possible vers la Lumière et sur les plans qui sont les leurs, afin qu’elles ne traînent pas dans les limbes, afin qu’elles ne traînent pas sur les plans intermédiaires.

    Pour tous ceux qui ont fait un cheminement spirituel, le passage se fait de façon totalement différente. Si la personne qui a quitté le plan de la Terre s’est libérée de tous ses attachements excessifs, si elle a totalement accepté son départ sur les plans de lumière, si elle se détache rapidement des êtres qu’elle a aimés, le tunnel n’existe pratiquement pas.

    Une magnifique lumière se présente devant l’âme qui a quitté le plan de la Terre, la porte dont nous vous avons souvent parlé. La porte qui sert de passage entre les deux mondes est souvent une porte de lumière blanche et non de lumière dorée. La lumière dorée sert d’une autre manière.

    Donc l’âme se présente devant cette porte, et souvent, lorsqu’elle a quitté la densité, et avant qu’elle ne la franchisse, les âmes de ceux qu’elle a aimés et ses guides viennent l’accueillir. Dès que l’âme a quitté le corps, elle se retrouve entourée d’êtres qu’elle a aimés lors de multiples vies, mais pas forcément sur cette Terre. Ces êtres l’accompagnent jusque devant cette porte de lumière blanche.

    Son passage a lieu dans la joie car elle ne se retourne pas ; elle avance dans la sérénité, dans l’Amour et dans la confiance vers sa nouvelle destinée. Pendant un certain laps de temps elle n’éprouve même plus d’attachement pour ceux qu’elle a quittés ; elle est toute dans l’attention de ce qu’elle devient. Ensuite, lorsqu’elle a passé la grande porte de lumière blanche, lorsqu’elle est sur son nouveau plan d’existence, dans sa nouvelle vie, elle peut se retourner, elle peut voir, aimer et protéger tous les êtres qu’elle a laissés dans l’ancienne vie.

    L’âme est paisible et sereine. Il n’y a plus de manque, de souffrance, et même parfois, pour certaines âmes, de désespoir d’avoir quitté le plan de la Terre.

    C’est ainsi que cela se passera pour tous ceux qui ont fait un cheminement et qui doivent passer cette porte de lumière blanche, à la seule condition qu’ils ne se retournent pas.

    Nous n’allons pas faire l’histoire car ce n’est ni le lieu ni le moment, mais lorsqu’Abraham a été contacté par des êtres lumineux qui sont venus, d’une certaine manière, détruire Sodome et Gomorrhe, ils ont dit à Loth et à son épouse qui ne pouvaient pas comprendre ce que cela voulait dire : « ne vous retournez pas.

    C’était un symbole et non la réalité. Cela voulait dire : ne vous retournez pas lorsque vous quitterez le plan de la Terre, car si vous vous retournez vous serez attirés par ceux que vous avez laissés et qui sont dans la souffrance, parfois dans le désespoir, et vous aurez beaucoup plus de mal à franchir la magnifique porte de lumière blanche.

    Bien évidemment, l’épouse de Loth n’a pas été transformée en pierre ! Elle a gardé son attachement pour la planète Terre et n’a pas pu accomplir son plan d’évolution dans une autre dimension. Beaucoup de ce qui vous a été donné dans les écritures fait partie de la symbolique, mais pour les êtres qui vivaient sur ce monde il y a plusieurs milliers d’années, il fallait qu’il en soit ainsi ! Nous ne disons que cela ne s’est pas passé de cette façon, mais là n’est pas la question.

    Nous vous donnons cet exemple pour bien vous faire comprendre que lorsque vous êtes engagés sur le chemin du retour il ne faut pas vous retourner ; il faut avancer dans l’Amour et dans la confiance, car si vous vous retournez au moment de passer la porte et si vous voyez la souffrance de ceux que vous avez laissés, et malgré l’aide des âmes qui vous entourent, vous aurez beaucoup de mal pour franchir cette porte. Certes vous la franchirez à un certain moment, mais vous resterez devant elle pendant des moments précieux qui vous auraient permis d’être de l’autre côté dans le bonheur, dans la sérénité et dans l’Amour.

    Que se trouve-t-il derrière cette porte ?

    Derrière cette porte se trouve un lieu que nous allons appeler un sas. Dans ce lieu, se trouvent énormément d’âmes qui sont dans la joie, dans la sérénité et dans l’Amour, et qui sont infiniment heureuses d’accueillir le nouvel arrivant.

    L’âme du nouvel arrivant est dirigée vers le lieu de sa future vie. Si elle a beaucoup souffert dans son corps au travers d’un accident ou d’une longue maladie, elle sera dirigée vers ce que nous pourrions appeler un « hôpital de Lumière », afin que toute la souffrance qui est imprégnée en elle soit dissoute et qu’elle puisse recréer son futur corps énergétique avec l’aide des Etres de Lumière.

    Tout se fait d’une façon très agréable pour l’âme. Il n’y a pas de souffrance du départ de la Terre, et petit à petit une joie immense l’imprègne ; elle oublie totalement tout ce qu’elle a pu vivre, qu’elle a été et ce qu’elle a connu avant. Elle se reconstruit dans l’Amour, dans la Sagesse, dans une vibration extrêmement haute. »

    Ils me montrent ce lieu, mais je ne sais pas si c’est une image ou la réalité. Il y a un dôme extrêmement lumineux sous lequel se trouvent des couches, des sortes de lits sans couvertures sur lesquels sont allongés beaucoup d’âmes. Du sommet de ce dôme est projetée sur elles une lumière très fluctuante qui a toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

    Elles restent dans ce lieu un certain temps. Mes frères de Lumière ne me précisent pas la durée parce que le temps n’a aucune existence là où se trouvent les âmes et là où ils se trouvent.

    Lorsque les âmes qui étaient en grande souffrance se « réveillent », en quelque sorte, elles retrouvent un nouveau corps, et à ce moment-là on leur donne accès à ce qu’elles ont été, à toutes les expériences qu’elles ont vécues. C’est comme si on leur montrait le livre de leur vie, avec les choses positives et les choses négatives, car dans une vie elles ont vécu plusieurs expériences de joie, de souffrance, de tristesse et de peur. A ce moment-là, les êtres qui ont aidé à la création de ce nouveau vêtement lui demandent :

    « Que penses-tu de ce qui a été ta vie ? Penses-tu avoir convenablement géré toutes tes expériences ?

    Ne porte aucun jugement sur tes actes, sur la façon dont tu as aimé, sur la façon dont tu aurais pu aimer et sur celle dont tu n’as pas aimé ! Regarde, tout simplement, défiler tout ce que tu as pu être avec tes émotions, tes manquements. Ensuite, toi seule fera le bilan. Nous ne pouvons pas le faire, c’est toi qui fera le bilan de ta vie, et tu verras les points faibles, ce que tu aurais pu mieux faire, là où tu aurais pu avoir plus d’Amour, plus de tolérance, plus de compréhension ».

    A la fin de ce cycle, il sera donné un immense cadeau à toutes les âmes, parce qu’à côté des Etres de Lumière et de l’âme qui voit défiler sa vie, il y a ce que vous appelez les Seigneurs du Karma, ceux qui gèrent les expériences.

    Il n’y aura plus de karma puisqu’il n’y aura plus de troisième dimension ! Alors les expériences qui n’auront pas été totalement réussies ne seront pas pénalisées par ce que vous appelez la loi de cause à effet, car les âmes qui seront dans ce lieu, devant leur propre vie, auront compris tellement de choses ! Elles seront certaines de plus refaire les erreurs qu’elles ont faites dans la densité. Elles comprendront aussi que vivre dans la densité n’est pas toujours facile et que, quoi que puisse être l’âme, et même si elle est très évoluée, elle peut toujours faire des erreurs.

    Les Seigneurs du Karma tiendront compte de tout ce qu’auront pu expérimenter les âmes depuis leur création. Il ne sera plus statué sur une vie, il sera statué sur les centaines, voire les milliers de vies qu’elles auront vécues, et le bilan sera effectué sur la totalité des expériences vécues. A ce moment les âmes seront dirigées dans telle ou telle direction pour aider.

    Certaines désireront partir et ne plus revenir dans l’environnement de la Terre. Elles partiront très loin, suivant leur désir, leur destinée et leur appartenance.

    Le travail sera très important pour celles qui auront choisi d’aider toutes les âmes en partance de la Terre ; les âmes qui ont formulé le désir de recevoir les âmes en partance de la Terre pour aller sur les plans de Lumière seront assistées par les Etres de Lumière.

    Elles viendront chercher, au sortir de leur vie terrestre, celles des êtres qui ont encore énormément d’attachement pour la Terre, qui ont beaucoup de mal à quitter leur argent, à quitter ceux qu’ils ont profondément aimé ou tout simplement leur vie. Il sera cependant très difficile pour ces âmes de traverser le tunnel pour aller vers la Lumière, car elles auront encore trop d’attirance pour la Terre ; elles se retourneront, donc le travail sera beaucoup plus difficile pour ceux qui aident.

    C’est pour cette raison que ceux qui sont restés sur Terre devront beaucoup prier pour que ces âmes aillent vers la Lumière, prier même pour des inconnus, pour tous ceux qui quittent le plan de la Terre, parce que vous ne savez pas s’ils passeront le grand tunnel ou s’ils iront très rapidement vers la porte de lumière blanche (le passage peut être très court ou beaucoup plus long).

    Ceux qui traverseront le tunnel n’iront pas dans le même sas, dans la même « région » de l’astral, (bien que le mot « astral » ne soit pas tout à fait le mot qui convienne mais que nous utiliserons pour votre compréhension). Ils seront pris en charge et, d’une certaine manière, éduqués. On leur expliquera où ils sont, on leur dira qu’ils n’ont plus de corps ; certains se révolteront et ne voudront pas le comprendre. Le travail sera beaucoup plus difficile pour les âmes qui viendront accueillir ceux qui ont encore un grand attachement pour le plan de la Terre. Petit à petit, avec l’aide reçue, le détachement diminuera et le travail se fera.

    C’est pour cela que vous, humains, avez aussi un rôle important à jouer, parce que depuis le plan de la Terre vous pouvez aider tous ceux qui partent, tous les inconnus, tous ceux qui sont un peu perdus. Lors de vos prières et avec Amour, vous pouvez projeter la Lumière sur eux afin qu’ils traînent beaucoup moins longtemps dans les endroits un peu tristes, un peu gris, afin qu’ils aillent le plus vite possible sur leur nouveau plan d’existence.

    De toute façon, toute l’humanité devra passer par une porte. Le passage dans la dimension supérieure se fera toujours par une porte, mais pas de la même manière pour chaque âme.

    Ils me disent encore ceci concernant les âmes qui auront franchi la porte de lumière blanche :

    Il leur sera donné la possibilité de retourner très rapidement sur la Terre de cinquième dimension et de s’y stabiliser pour accueillir tous les êtres qui transiteront et qui se trouveront pratiquement directement dans cette dimension. Ils n’auront pas à passer par le corps qu’ils laisseront sur la Terre. Ils passeront par la transformation structurelle de leur corps.

    Nous ne vous parlerons pas de cela, car se serait susceptible de créer chez vous des peurs inutiles et surtout de l’incompréhension. Sachez que s’il y a transition, et il y aura transition, tout sera différent, et ce qui existe actuellement en troisième dimension ne sera plus tel qu’il est actuellement.

    C’est pour cette raison que pendant tant et tant d’années nous avons été proches de vous ; c’est pour vous familiariser avec ce qui vous attend de l’autre côté, et c’est également pour vous réveiller que mois après mois nous avons été présents auprès de vous, que nous vous avons enseigné.

    Vous avez beaucoup oublié, mais à force que les choses vous soient répétées, elles s’imprègnent en vous, elles prennent forme et seront d’une grande utilité au moment opportun ; nous disons bien « d’une grande utilité au moment opportun », quel que puisse être ce moment ».

    Ils me disent :

    « Il est important que vous fassiez un travail de projection de Lumière et d’Amour sur toutes les âmes qui quittent le plan de la Terre ».

    Ils me montrent des petites énergies plus ou moins lumineuses. Ce ne sont pas des sphères, leur forme est plus allongée que celle d’une sphère.

    Imaginez que vous voyez des centaines et des milliers d’âmes que vous voyez comme de petites énergies. Créez un grand chemin de lumière dorée, et par votre Amour, par la Lumière émanant de votre Divin, vous dirigez toutes ces âmes vers ce chemin d’Amour et de Lumière. Projetez votre conscience sur ces âmes.

    Faites comme si vous étiez un berger qui désire rassembler ses moutons pour les remmener chez eux. Si vous voyez des âmes éparses, ramenez-les vers la Lumière.

    Lors de vos méditations, pensez souvent à envoyer de la Lumière et de l’Amour à toutes les âmes qui quittent le plan de la Terre afin qu’elles ne se retournent pas, qu’elles n’éprouvent pas de souffrance et qu’elles aillent le plus vite possible chez elles, sur leur nouveau plan d’existence, dans leur nouvelle demeure ».

    Par Monique Mathieu - http://ducielalaterre.org

  • La deuxième mort

    La deuxième mort

    Par Simon Leclerc
    Écrit le 8 juin 2013

     

    Salutations à tous,

    Cela fait un long moment que je souhaite partager avec vous ma compréhension des passages qui se présentent à nous après la vie terrestre, soit "entre les mondes". Je ne prétends évidemment pas détenir la vérité sur le sujet, mais comme plusieurs, j'ai débuté mon parcours spirituel en voulant apprivoiser la mort, un thème si sensible pour la plupart des gens. J'ai d'ailleurs compris plus tard qu'en vérité, je voulais surtout apprendre à vivre. Je vous partage donc ici mon propre parcours et mes expériences vécues sur le sujet.

    Je suis conscient aussi que le thème de la mort est délicat, car il réfère à des croyances, religieuses ou autres, acquises individuellement et collectivement. Mon but n'est donc pas d'interférer avec votre vision de "la vie après la vie", mais de vous présenter ma vérité, celle qu'il m'a été donné d'expérimenter et de comprendre au fil du temps. Et je vous laisse conserver (ou non) ce qui entrera en résonnance avec vous. Pour le reste, je vous suggère simplement de le mettre de côté.

    Collectivement, nous craignons la mort. Il suffit de contempler le culte que notre société voue à la jeunesse et les dérivés que cela engendre (chirurgies et modifications esthétiques de toutes sortes) pour comprendre que nous tentons de la repousser. Pourquoi ? Parce qu'elle suscite une peur. Elle éveille en nous la peur du vide, du néant, la peur de ne plus exister, du moins dans la forme que nous connaissons. C'est un changement d'état que nous appréhendons, car il nous est inconnu. Pourtant, nous avons traversé ce passage à tellement de reprises par le passé, soit à la fin de chacune de nos incarnations (nous avons chacun eu en moyenne entre 400 et 800 réincarnations, certains jusqu'à 3000).

    Apprendre à vivre
    En vérité, on meurt tous les jours. Chaque fois que l'on renonce à un comportement spécifique qui nous limite, chaque fois que l'on transforme un élément de soi, chaque fois que l'on accepte de laisser aller une situation qui nous alourdit, on meurt à quelque chose de nous. D'ailleurs, les rêves de mort sont très rarement annonciateurs d'une mort physique. Ils sont plutôt initiatiques, ils nous invitent à laisser aller quelque chose de nous qui, au niveau évolutif de notre être, nous alourdit. Même au tarot, la carte de la mort est un présage de renaissance. Apprendre à mourir, c'est apprendre à vivre.

    Que ce soit pour mieux comprendre notre propre parcours ou pour accompagner nos proches qui nous quittent, la "vie après la vie" fascine et inquiète aussi. Que se passe-t-il vraiment après le grand passage, ce que les Guides appellent "la première mort" ? Je reçois régulièrement des questions sur le sujet et je réalise qu'il existe autant de perception qu'il y a d'individu. Chacun envisage "la suite" selon ce qu'il comprend de la vie, et je ne crois pas qu'il existe de vérité absolue sur le sujet. Cependant, il est possible de tracer de grands principes à partir de la compréhension que la vie terrestre est le prolongement de la vie universelle.

    Si "la vraie vie" débute ailleurs, nous sommes donc soutenus sur Terre par cet "ailleurs", qui agit sur nous comme une présence bienveillante. Il nous accompagne sur le parcours du retour au souvenir de nos origines universelles. Mais chacun doit marcher son propre sentier, car personne ne peut le faire à notre place. L'aide est disponible, mais nous sommes responsables de créer notre vie à la hauteur de nos aspirations les plus profondes, tant sur Terre que dans l'autre monde.

    Un changement d'état
    Mon travail d'accompagnant individuel m'a amené à rencontrer des gens qui étaient décédés et qui ne le savaient pas. Même si cela peut surprendre au départ, c'est tout de même assez fréquent. J'avoue que j'étais moi aussi subjugué par cette réalité, ne comprenant pas comment cela était possible.

    En réalité, la mort est un changement d'état qui nous amène à passer du corps physique au corps astral. Ce n'est pas douloureux, c'est comme se laisser aller dans une douce glissage d'eau. La médecine nous dit que nous arrêtons de respirer à la mort, mais en vérité, le souffle se poursuit dans le corps astral. Nous l'amenons avec nous en quelque sorte. C'est le fil conducteur qui relie les différents corps entre eux.

    Le corps astral est une copie exacte du corps physique. Leur ressemblance est parfaite. Certains êtres qui décèdent ne réalisent pas qu'ils ont changé d'état, parce que la sensation dans le corps astral demeure la même, mais avec une légèreté ajoutée. Cela survient souvent dans les cas de mort subite accidentelle. En effet, il est fréquent d'observer dans l'énergie un être qui marche à pied le long d'une autoroute après un accident mortel. Il s'agit du défunt qui attend que l'on vienne le chercher. Il se demande pourquoi personne ne l'a invité à entrer dans un véhicule lorsque les secouristes sont venus.

    À ce moment, surtout au début, l'être qui n'a pas cultivé sa conscience spirituelle ne comprend pas ce qui s'est produit. Comme il est toujours conscient et que son apparence semble être la même, il se dit qu'il ne peut pas être mort. Habituellement, les gens finissent par comprendre, mais cela peut prendre un certain temps. J'ai cependant vu des gens errer pendant des années avant de réaliser qu'ils étaient décédés, puisque leur nouvel état ne correspondait pas à la définition qu'ils avaient de la mort. Ils pourront éventuellement être aidés par un humain sensible à leur réalité qui leur expliquera la situation.

    Une copie exacte
    Il faut comprendre qu'à priori, le plan astral se présente lui aussi comme une copie exacte du plan terrestre. Par exemple, s'il y a une chaise dans votre environnement, celle-ci aura aussi une correspondance dans la dimension subtile, soit "une autre" chaise qui y sera visible et palpable. En réalité, il y aura une chaise visible à la fois dans la 3e dimension et sur le plan astral. L'être qui s'y trouve la verra donc aussi.

    Quand nous décédons, la réalité immédiate qui se présente à nous est exactement la même que celle que nous connaissions avant, à la différence qu'elle est plus "vaporeuse". Et cela peut prendre un certain temps pour apprivoiser ce changement d'état. Plusieurs expérimentations sont souvent requises pour que l'être réalise qu'il peut traverser la matière et voyager à la vitesse de la pensée. Au début, il voudra ouvrir les portes et se déplacer via les moyens de transport connus.

    Le plan astral
    Sur le plan astral plus dense, que certains nomment "inférieur", plusieurs poursuivent la vie qu'ils avaient sur Terre. Pour simplifier le propos de ce message, j'utiliserai le mot "astral" pour décrire ce plan dit "inférieur", mais en réalité, l'astral présente un spectre de réalités parallèles très vaste, du plus dense au plus lumineux.

    Après la mort, plusieurs êtres retournent dans les lieux qui leurs étaient familiers et interagissent avec d'autres êtres décédés qui partagent leur nouvelle réalité. Nous côtoyons au quotidien des êtres qui ont quitté notre plan de conscience et qui poursuivent leur vie d'avant. Ils sont partout autour de nous. Ils fréquentent les lieux publics et interagissent avec les dimensions subtiles des objets qui font partie de notre réalité. Ceux qui craignent les fantômes ne comprennent pas qu'ils en sont entourés. Les craindre revient à avoir peur de voir un oiseau. Il y en a partout.

    Certaines entités de l'astral continuent de vivre dans les lieux qui leurs étaient familiers, simplement parce qu'ils ne savent pas où aller ailleurs. Les vieilles maisons sont souvent "habitées", car les êtres qui y ont passé une grande partie de leur vie continuent d'y vivre après leur mort. Comme ils poursuivent leur vie d'avant, pourquoi changeraient-ils soudainement de lieu de vie ?

    Et plus leur état de conscience était lourd dans l'incarnation, plus les énergies du lieu où ils se trouvent seront chargées. Nous ressentirons à ce moment qu'il y a une "entité" dans la pièce, souvent via une contraction du chakra du plexus solaire. À l'inverse, d'autres présences seront plus douces et moins dérangeantes à nos côtés. Cependant, les êtres plus "légers" s'accrochent rarement à un lieu de vie après leur passage, car ils ont plutôt envie d'explorer leur nouveau monde et les possibilités qu'il offre.

    Un lieu habité
    Lorsqu'un lieu est habité, il faut expliquer à l'entité qui s'y trouve qu'elle est décédée et que son parcours de vie l'amène maintenant ailleurs. Il faut lui dire que le lieu est désormais habité par d'autres. Il faut aussi le lui verbaliser à haute voix, car les entités de l'astral n'ont pas appris à communiquer par la pensée. Ils continuent d'interagir à partir des sens qu'ils connaissent.

    Nous n'avons pas le rôle de les reconduire vers la lumière. Nous pouvons leur expliquer que d'autres plans de conscience existent et qu'ils peuvent s'y rendre, mais nous n'avons pas le mandat de les y accompagner, à moins d'être un passeur dans l'âme. Mais là encore, si l'on ne sait pas comment procéder, il est préférable de les confier à d'autres Guides invisibles plus "spécialisés".

    Pour ce faire, il suffit de prendre quelques respirations profondes et bien ressenties pour augmenter son propre rythme vibratoire. On crée alors un "pont vibratoire" entre les Guides et l'entité, et on laisse ensuite ces êtres interagir entre eux [je reviendrai sur le sujet de cet autre passage sous peu]. Ce qui importe pour nous c'est d'inviter l'être à quitter le lieu, amoureusement, mais fermement.

    Bien qu'intéressants, les rituels ne sont pas nécessaires ici. Ce qui importe surtout c'est la sensation de souveraineté ressentie, une qualité de présence à soi qui exprime sa légitimité à habiter le lieu. À ce moment, aucune entité n'est autorisée à y demeurer, à moins que vous ne le lui permettiez. En vérité on ne chasse personne, on se réapproprie un endroit. Et tout ce qui n'est plus en harmonie avec cette nouvelle réalité se transformera naturellement.

    Les entités
    Plusieurs craignent les entités. Mais sachez qu'il est impossible pour un être de l'astral de s'accrocher à un humain, à moins que celui-ci ne lui ait d'abord ouvert la porte. Comment ouvre-t-on une telle porte ? Par l'inconscience.

    Si quelqu'un expérimente par exemple une peur chronique du manque dans sa vie et qu'il n'arrive pas à la transformer, d'autres entités qui auront résonné avec cette même peur durant leur vie terrestre pourront être attirées vers lui à partir de l'astral. Pour ces êtres, chaque fois que le thème est ressassé, c'est comme si quelqu'un organisait un rassemblement sur le thème du manque. Ils se sentent familiers avec l'énergie qui se présente devant eux et ont envie de se joindre au groupe.

    Au niveau évolutif, les entités servent la vie, car elles ont un effet amplificateur sur nos ombres. Il ne faut pas les percevoir comme de simples envahisseurs, car leur présence n'est jamais le fruit du hasard. Elle est autorisée par notre Âme. Les entités nous forcent en quelque sorte à nous positionner plus clairement face à nos ombres. Sans le savoir, elles accroissent nos lourdeurs pour nous aider à mieux les ressentir, et par le fait même, à choisir de les laisser aller. Elles répondent énergétiquement à l'appel évolutif de notre Âme.

    Perdre son centre
    J'ai remarqué dans ma vie que chaque fois que je ressentais une entité plus lourde dans mes énergies, cela survenait toujours après une expérience vécue où j'avais perdu mon centre, souvent en lien avec un jugement que j'entretenais envers moi-même.

    Je me souviens d'une fois où j'avais rencontré un homme qui expérimentait un handicap physique qui m'incommodait. Je vivais un malaise à la vue de cette personne, sans vraiment savoir pourquoi. Au lieu d'accueillir ma sensation, je me suis plutôt détourné de cet être, cherchant à l'éviter. Quelque temps après, j'ai commencé à ressentir des entités dans mes énergies. Je ne comprenais pas ce qui s'était produit, jusqu'à ce que je revois le fil des événements. J'ai réalisé à ce moment que la vue de cet homme éveillait en moi le souvenir d'une vie passée où j'étais moi-même handicapé et où j'avais rejeté cette expérience, comme si elle n'avait jamais existé.

    Au niveau magnétique, mon Âme avait attiré cet être pour réveiller en moi un souvenir que j'avais jugé et qui cherchait ma lumière. Il s'agit ici d'une expérience passée, mais je pouvais aisément retrouver des traces de ce malaise ailleurs dans cette vie-ci. Il n'était donc pas nécessaire de retracer ma vie passée pour entreprendre la guérison, j'avais des correspondances dans cette vie. Je le mentionne ici pour éviter d'interpréter qu'il faut percevoir ses vies passées pour se guérir. Ce n'est pas nécessaire, car chaque incarnation est aussi un tout en soi.

    Les vies passées
    Dans ma pratique de consultation, j'utilise surtout les vies passées pour sortir les gens (ou moi-même) d'un état de victime. Lorsqu'un être se sent impuissant ou victime d'un autre et qu'il se déresponsabilise de sa situation, il devient intéressant de lui présenter une autre vie où l'expérience était totalement inversée. Cela remet les choses en perspective et offre une compréhension nouvelle à l'expérience créée par l'Âme.

    L'évolution n'est possible que si nous assumons l'entière responsabilité de notre vie, de tout ce que nos créons, consciemment ou inconsciemment. Ce que nous nommons "les autres" fait partie de nous et nous faisons partie d'eux. Croire que nous sommes séparés est une illusion. Les autres sont là pour nous aider à nous découvrir. Si nous attirons certaines facettes moins intéressantes "des autres", c'est parce que ces facettes recherchent notre lumière.

    Revenons maintenant à mon expérience. Suite à la rencontre de l'homme handicapé, je me suis retrouvé rapidement "inondé" d'entités qui créaient beaucoup de malaises et de fatigue en moi. Je ne comprenais pas ce qui venait de se produire, mais je savais que quelque chose avait changé.

    Quand j'ai croisé le regard de cette personne, un malaise inconscient s'est éveillé en moi. Le problème n'était cependant pas associé à la sensation ressentie, mais plutôt au fait que j'ai voulu l'occulter et me débarrasser de ce qui me dérangeait. C'est ce déni qui a ouvert la porte aux entités qui étaient présentes chez cet être et qui ont simplement "traversé" vers moi. Dès que j'ai conscientisé ma fuite et ma propre expérience passée reflétée par l'homme que j'avais croisé, j'ai repris mon pouvoir dans la situation. J'y ai ramené l'amour et j'ai ensuite pu proclamer ma souveraineté dans mes énergies. Les entités se sont alors éloignées.

    Je ne fais aucun lien ici entre le fait que l'homme vivait avec un handicap et qu'il "transportait" des entités. Ces dernières s'associent aux êtres qui ont un état d'esprit plus lourd, peu importe la situation concrète qu'ils vivent.

    Les cohabitations
    Nous nous exposons tous à cohabiter de temps à autre avec des entités - ou de façon plus prolongée pour certains - car elles résonnent avec les thèmes qui ne sont pas pacifiés en nous. Dès que ces derniers remontent à la surface et s'inscrivent dans notre champ aurique, il est naturel que des entités s'y intéressent, car pour elles, ce sont des énergies familières. Et dès que nous conscientisons et éclairons la lourdeur qui se présente, l'entité s'éloigne naturellement de nous, car elle n'est plus autorisée à "demeurer" dans nos énergies. Notre souveraineté retrouvée la repousse.

    Il ne faut pas non plus juger ces êtres "sans domicile fixe". Ils vivent dans un monde parallèle à la Terre et tout ce qu'ils connaissent de la vie est associé à l'humain qu'ils étaient. Ils veulent donc poursuivre l'aventure terrestre et ils continuent d'interagir avec le seul plan qu'ils connaissent, soit celui de la Terre. Ils s'accrochent ainsi à ce qu'ils peuvent, ce à quoi ils ont encore de l'emprise. Mais ils n'ont aucun pouvoir réel, sauf celui que nous leur octroyons, consciemment ou inconsciemment.

    Les plans subtils
    Revenons maintenant au sujet principal de ce propos, soit le passage vers les plans plus subtils. Je disais donc qu'au départ, la plupart des gens qui décèdent continuent de vivre la vie qu'ils avaient sur Terre. Ils continuent de s'identifier à leur personnalité et à ce qu'ils aimaient, ainsi qu'à réagir à ce qu'ils n'aimaient pas.

    À moins d'être ostracisés dans sa vie humaine et de craindre profondément les jugements de son entourage, tous les êtres assistent à leurs funérailles. C'est une invitation incontournable pour tout être qui souhaite compléter la boucle de son incarnation. Mais l'être n'est pas observateur comme s'il était "une étoile dans le ciel". Il est vraiment là, présent aux côtés de ses proches. Il se promène concrètement dans la pièce avec son corps astral.

    Quand mon père est décédé, je me souviens que j'étais dans un état second presque de transe. Il m'était alors possible de le percevoir et de l'entendre. Au salon funéraire, je l'entendais s'étonner des gens qui venaient le visiter. Il s'exclamait de joie en voyant les visiteurs arriver et il allait les accueillir à la porte. À un moment, je l'ai invité à "aller vers la lumière", tel que je l'avais appris dans les livres. C'était en 1996, alors que je débutais mon cheminement spirituel. Il m'a alors dit "je sais que la lumière est là et j'irai, mais pour le moment, laisse-moi vivre mon expérience". Je n'avais pas compris qu'il était important de faire une transition, même dans l'astral. C'est pourtant quelque chose de si naturel sur Terre, pourquoi en serait-il autrement "de l'autre côté".

    J'ai compris depuis qu'il n'y a aucune urgence à "aller vers la lumière". Il est même plutôt rare que des gens "traversent" avant une période d'au moins deux mois. Les êtres qui décèdent ont besoin d'un temps pour saluer leur proche une dernière fois (et parfois chercher à pacifier certains liens), visiter des lieux qui leur étaient chers, ou s'assurer que leurs dernières volontés soient adéquatement exhaussées. Ils ne peuvent plus rien y changer, mais beaucoup accompagnent tout de même leur exécuteur testamentaire dans ses fonctions. C'est une façon pour eux de passer le flambeau de leur vie à leurs proches et à leurs descendants.

    Le passage
    Maintenant, parlons de ce passage en tant que tel. Qu'en est-il ? Est-ce une porte spécifique qu'il nous faut rechercher après la mort ? Devons-nous parcourir vents et marées pour la découvrir ? Faut-il prier intensément pour qu'elle se présente à nous ? Suffit-il d'y croire ?

    En vérité, le portail qui ouvre la voie aux plans plus subtils de ce que nous pouvons nommer le "paradis" (faute d'un meilleur terme) existe réellement. Certaines entités de l'astral vous diront que le concept du "paradis à la fin de ses jours" n'existe pas, car ils ne le perçoivent tout simplement pas. "La main de Dieu" n'est jamais venue les chercher. Ils se disent donc qu'il n'y a rien de plus après la mort que le prolongement de la vie terrestre. C'est pourquoi plusieurs continuent leur vie humaine. Et pourtant...

    La "porte du paradis" est associée à ce que les Guides nomment "la deuxième mort". Pourquoi ? Parce que pour la percevoir, il faut accepter de mourir à son identité humaine. Il faut accepter de laisser aller ce que l'on croit être, pour changer son état et renaître à une "version améliorée" de soi-même.

    Pour ouvrir cette porte, nous acceptons de retirer notre manteau humain. Nous ne sommes plus celui que nous croyons être. Nous délaissons nos attachements, les liens qui nous unissaient à la Terre. Nous laissons aller les ressentiments, les hontes et les culpabilités reliés à des événements vécus. Nous acceptons de mourir aux éléments qui nous alourdissaient, mais qui pourtant nous faisaient sentir vivant sur Terre.

    Une renaissance
    Beaucoup d'êtres imaginent qu'il s'agit d'un renoncement, d'un deuil. Mais en vérité, c'est une renaissance à une partie plus grande de son être. Nous ne mourrons pas, nous revivons pleinement. Mais pour porter de nouveaux vêtements, il faut accepter de laisser aller les anciens. L'ennui est que plusieurs attendent de voir les nouveaux, pour décider s'ils acceptent de laisser aller les anciens. Cela est incompatible avec le concept de confiance et de lâcher-prise que nous apprenons à intégrer sur Terre.

    L'évolution dans la dualité ne serait pas possible si tout nous était présenté d'avance. Nous n'aurions jamais besoin de nous dépasser et de ressentir l'inspiration, car nous comprendrions instantanément la portée de chacun de nos choix.

    La confiance consiste à savoir que l'on est continuellement soutenu par l'Univers, tout en acceptant de vivre l'illusion de la séparation. Cela est au cœur de l'expérience terrestre et du choix d'évolution de notre Âme dans la matière.

    Pour ouvrir le portail vers les plans supérieurs, il faut accepter de laisser aller son identité humaine. C'est cela la deuxième mort. Cette mort est plus difficile à effectuer que la première, car elle correspond à un choix conscient d'évolution. Si l'Âme initie la première mort, nous sommes responsables de la seconde.

    Environ 40% des êtres qui décèdent vivent la seconde mort. D'ailleurs, de plus en plus d'humains sont et seront appelés à accompagner ces êtres en quête de direction vers les portails de lumière, car le plan de l'astral se transforme lui aussi. Nous nommons ces travailleurs de lumière des passeurs, ils sont de la famille des guérisseurs.

    Le plan de l'astral est une zone intermédiaire où l'évolution est très limitée, car les êtres qui s'y trouvent ne peuvent plus interagir avec la matière, qui est son prolongement. Et comme ils ont renoncé à leur croyance puisque leur nouvelle réalité ne correspond à rien de ce qu'ils imaginaient, ils cessent de cultiver leur conscience spirituelle et de croire en une présence supérieure. Ils ne perçoivent pas non plus les Guides ou les anges qui nous accompagnent, car leur rythme vibratoire est trop dense. Ils sont donc en attente de sensations extérieures et ils s'accrochent aux humains qui en vivent à leur place.

    Élever son rythme vibratoire
    Toute personne qui pratique la méditation régulièrement apprend à reconnaître sa conscience supérieure. Il comprend qu'il n'est pas que son corps physique et le passage vers sa seconde mort en est facilité. Il sait comment élever ses vibrations. Ce nouvel état d'être ouvre naturellement la porte aux plans supérieurs.

    Aucune technique n'est requise pour y accéder. Au moment souhaité, il suffit de s'arrêter, d'élever son rythme vibratoire et d'inviter à soi une dimension plus vaste de son être. Et alors, le portail s'ouvre et nous ressentons l'invitation d'y entrer. Nous pouvons attendre et y revenir plus tard, peu importe. La porte nous sera toujours accessible. L'évolution n'est pas une course au premier rendu. Chacun évolue au rythme qui lui est le plus juste.

    Une histoire
    Il m'a été donné de connaître l'histoire d'un homme qui est décédé subitement et qui entretenait, de son vivant, une vision spirituelle de la vie. Il pratiquait la méditation et la contemplation régulièrement. Cependant, son décès subit avait créé beaucoup de tristesse en lui et une sensation d'injustice avec laquelle il n'était pas en paix. Il laissait dans le deuil un petit enfant et cela le perturbait encore plus.

    Après son décès, une amie à moi l'a contacté pour l'accompagner vers les plans supérieurs. Quand il l'a vu, la première chose qu'il lui a dite est que tout ce qu'il avait appris sur les plans subtils de l'amour et de la lumière n'était finalement pas vrai, car il ne les percevait pas. Pourtant, mon amie me disait que de nombreux Guides étaient à ses côtés, mais lui ne les voyait pas. Son état plus lourd l'empêchait d'élever son regard. Même s'il connaissait intellectuellement les plans de l'amour et de la lumière, sa réalité du moment ne correspondait pas à sa compréhension, et il se sentait perdu.

    Il a d'abord fallu qu'il transforme son état, pour ensuite élever son rythme vibratoire, et enfin, percevoir l'autre plan qu'il recherchait. Il a dû faire la paix avec son départ subit et accepter de laisser aller les êtres qui lui étaient chers. Et alors, les portes se sont ouvertes.

    En vérité, les plans subtils sont superposés à l'astral. Seul le rythme vibratoire diffère. Il faut donc changer son état pour y accéder. La porte en est le symbole concret, mais elle n'est pas extérieure à soi.

    Expérience de mort clinique
    Je souhaite terminer mon propos en expliquant une réalité qui nous est souvent présentée par les gens qui ont vécu une expérience de mort clinique. Beaucoup disent avoir perçu une lumière intense lors de leur "sortie de corps", une sorte de "lumière au bout d'un tunnel". Ils disent avoir été portés par une énergie amoureuse, et souvent, ils expriment avoir rencontré des Guides, des anges ou des êtres chers, dans un cocon d'amour.

    À priori, cette description s'apparente davantage à la version "catholique" de la mort qu'à la description que je vous en fais. Vous pourriez y voir là une incohérence, mais ce n'est pas le cas. Permettez-moi de vous expliquer ce qu'il m'a été donné de comprendre.

    À chaque fois qu'un être vit une telle expérience, il en revient complètement transformé. Il est amené à rencontrer des énergies qui lui sont nouvelles et absolument fascinantes. Toute sa vie durant, jamais il n'oubliera son "voyage". Mais il faut comprendre que ces expériences sont toujours orchestrées par l'Âme, et non par la dimension humaine ni par la personnalité. Ainsi, le "voyage" s'effectue "sur les ailes de l'Âme" pour ainsi dire. La "lumière au bout du tunnel", c'est la lumière des plans subtils de l'amour et de la conscience qui s'ouvrent devant nous.

    Comprenons ensemble que lorsqu'un être vit sur le plan de l'astral, d'autres parties de lui demeurent connectées aux plans plus subtils, puisque nous n'en sommes jamais séparés. Si la conscience demeure dans l'astral, l'Âme n'y est aucunement limitée. Donc si cette dernière crée une expérience de mort clinique afin d'amener sa dimension humaine à vivre un saut de conscience qui la transformera à jamais, elle choisira assurément de le faire via un plan de conscience élevé. Autrement, l'expérience n'aurait aucun sens.

    La multiple présence
    Lorsque nous quittons le plan terrestre, plusieurs aspects de nous continuent d'exister en parallèle, comme c'est le cas actuellement sur Terre. Ici, selon le niveau de conscience que nous cultivons, nous pouvons accompagner ces parties plus subtiles de notre être en expérimentant la multiple présence. C'est un processus évolutif dans lequel nous sommes tous engagés, que nous en soyons conscients ou non. Tôt ou tard, ce sera notre destination. Il en va de même pour la vie dans "l'autre monde".

    D'ailleurs, les êtres qui "hantent" des lieux humains ne sont pas toujours des consciences Âme-Esprit comme nous le sommes. Ces "fantômes" sont parfois des mémoires résiduelles d'un être qui a traversé vers les dimensions supérieures, mais dont une partie de lui plus dense n'a pas été pacifiée. Elle a donc été "laissée derrière" pour ainsi dire.

    Si cela est vrai au niveau de la densité, cela est aussi vrai au niveau des plans plus subtils. Nous sommes des êtres multiples, et plus nous évoluons, plus nous devenons conscients de notre multiplicité.

    Les passages vers la mort sont des passages vers la vie. Nous mourons un peu tous les jours, pour mieux renaître à nous-mêmes. Apprendre à mourir, c'est apprendre à vivre. Plus nous résistons à laisser aller ce qui cherche à mourir en nous, plus nous sommes alourdis par la vie. À l'inverse, plus nous apprivoisons la mort sous toutes ses formes, plus nous nous élevons dans l'amour et la conscience.

    La mort est une illusion, qu'elle soit physique ou énergétique. Nous sommes éternels, sans début ni fin. Seule la forme se transforme.

    Salutations à tous

    Simon Leclerc
    … au service de la Grande Fraternité Humaine et Universelle

    --------------------------------------

    Écrit le 8 juin 2013, par Simon Leclerc (www.psychologiedelame.com)